jeudi 3 février 2011

l'heure de la verite.

Cette revolution salvatrice ne retrouvera la paix du répit que lorsqu’elle aura balayé toute la réalité impie. Toute la structure de cette réalité scandaleuse, repose sur l’injustice, la duperie, l’intimidation, la torture, l’oppression, la corruption, l’autoritarisme, le culte de la personnalité et la duplicité.
Les occidentaux qui visitaient ces contrées pour tourisme, sont les bienvenus parce que le monde est la patrie de l’humanité, mais ce qu’ils ne savaient peut être pas, c’est qu’ils ont engraissé une bande de criminels.
Il n’y qu’a constater combien le despote s’accroche a son trône et a ses privilèges pour se demander pourquoi. Et surtout de réfléchir, sur le comment il procédait pour assoir son autorité. Je n’imagine pas un président français lancer sur son peuple, des milices pseudo officielle qui plus est, appuyées par les forces de police pour l’intimider et le faire taire. Les britanniques considère leur reine et les thaïlandais vénèrent leur roi, je respecte cette liberté, mais les arabes maudissent leurs sultans. Ces derniers organisent le désordre et accusent l’opposition qui fait le poids. Ils déchirent l’esprit humain en excellant dans l’art de le faire. C’en est arrivé que les gens s’immolent par le feu pour échapper à l’enfer du terrorisme qu’il exerce. L’état de non droit est au fait l’anti chambre de l’enfer. De féroces agents ivres d’ignorance et d’inhumanité ont carte blanche pour y scalper les âmes, voila pourquoi la mort devient parfois la seule option de délivrance.
Il ne s’agit pas d’une phobie de schizophrène ni l’exagération d’un fou, c’est la réalité profonde de notre monde qu’ont fait tout pour cacher, pour que l’on vive tous heureux, parait il ?
Le paradoxe, c’est qu’au comble de la démesure, à force d’avoir peur on fini par ne plus avoir peur du tout.
Par ce saint Vendredi du 4 février, ce grand jour pour l’humanité, l’Egypte et avec elle le monde ont rendez vous avec la vérité.

responsabilites

Si l’on considère que les partis politiques sont à l’image du pouvoir qui les a produits, cela explique la nonchalance de l’opposition arabe, mais ne justifie pas qu’elle demeure molle, lorsque son assise populaire se soulève en l’invitant à son élan révolutionnaire. L’élite ici ne vaut elle pas l’élite là-bas alors que l’école du réel est la même ? Ou bien les hommes libres ont-il l’audace que n’osent pas les esclaves de la peur? Ce qui est certain, c’est que les régimes tendus conditionnent l’extrême et qu’aux circonstances extrêmes, des mesures extrêmes. Un régime qui se maintient en terrorisant les siens, ne peut être délogé par des procédées pacifiques, sans fortes pressions internationales. Nous sommes en présence d’un exemple prototype. Le régime du sultan-pharaon sème la peur il devra récolter la terreur de la potence. Lui permettre de se maintenir sur le dos brisé du peuple, équivaut a une trahison de la jeunesse et donc de l’avenir lui-même, qui ouvre a la soumission devant l’inimaginable. Le laisser en place est une insulte pour toute l’humanité. Se serait un non sens et un inexcusable outrage à la révolution. Je n’imagine pas comment les égyptiens pourront se regarder en face s’il renonce a la victoire de leur jeunesse, là, ou il suffira d’une heure de patience.
Si les égyptiens s’imaginent survivre a leur tyran sans le sans féroce combat pour le deloger, ils commettront le crime qui inclue tous les autres contre eux-mêmes.
Celui qui remet le manteau de la peste de la peur, se revêt d’une terrible malédiction, celle de Dieu et de tous les hommes libres.
La jeunesse qui brave le danger en acceptant de remplir leur devoir, ne mérite pas d’être abandonnée à la vengeance du despote et de son appareil de supplice. Car il massacrera l’intelligence même s’il venait a reprendre le control de la destinée.
Il y a deux alternatives possibles, non trois, prendre le pouvoir quoi qu’il en coute, ou le céder lâchement, au gang des criminels, mais il ne faudra plus pleurer après.
L’Egypte sera elle-même demain, ou ne le sera jamais plus. Et dans la même optique, si les tunisiens s’imaginent sortis de l’auberge en renouvelant l’expérience d’après la prétendue indépendance, ils ne tarderont pas a déchanter. Parce que la revolution se dit insatisfaite et elle ne pardonnera pas l’ingratitude.
La chance ne tend pas la main du salut par deux reprises aux mêmes personnes. Alors que les pleureuses, confondent l’épreuve et le châtiment. La première élève et le dernier enfonce ses partisans, dans les troues des rats.
La faillite de la dictature est pourtant évidente, il suffit de finir ce que la jeunesse a commencé. Et le tour est joué, puisque le plus dur est fait.
Il serait inexcusable que le peuple replie ses voiles, pendant que souffle le vent, en relâchant le gouvernail de son existence à d’imprévisibles tourments.
Et on ne coupe pas les mauvaises herbes à la surface, on les arrache profondément, jusqu'à la plus insignifiante racine.

mercredi 2 février 2011




Lorsque les larmes du prisonnier ici rejoint le sang du martyr là-bas, la liberté partout brisera les cous des despotes. Et la révolution devient une constellation plus violente, qui répondra au sang, par un sang au débit plus grand.
C’est un destin très puissant qui est à l’œuvre. Il serait irresponsable de sous-estimer sa mise en demeure. Aucun plan contraire n’aura raison de sa notification. Et aucune liberté ne fut aussi avide d’elle-même, que celle qui git dans ce sang en feu, qui s’apprête à arroser l’injustice de ce monde.
Je ne sais comment exprimer ce que je ressens mais je pressens l’imminence de la délivrance humaine et le prix en sera très cher.
Ce qui se produit en Egypte ne laissera personne indifférent, tant les conséquences frapperont à toutes les consciences.
Le monde d’aujourd’hui n’est déjà plus le monde d’hier. Et le temps se défile à la vitesse de la lumière alors que certains persistent à ne pas le comprendre. Et il vaut mieux y être un mort vivant qu’un vivant mort.

positionnement

Celui qui se positionne, avec le pouvoir qu’il a, du côté des rebelles en soutenant au moins émotionnellement leur digne révolution, au fait il se range dans les rangs de la bonne humanité. Parce que le triomphe de celle-ci va irradier favorablement à peu prés tout le monde, exception faite des injustes et de tous les ennemis du genre humain. Il est nul besoin de vous distraire avec les détails des biens faits à venir. Il suffit de laisser du temps au temps pour voir le rayonnement de la vérité qui submergera nos ténèbres communes. Néanmoins, ce qui semble évident, c’est que le bien qui nous habite tous se mettra à croire en un lendemain meilleur. Il s’agit tout de même d’un examen de conscience de tout un chacun et nul ne peut se soustraire de l’interrogatoire de soi. De surcroit, je souffrirais d’égale douleur si j’assistais aussi impuissant au spectacle de n’importe quel peuple qui se défendrait avec d’inégales armes, contre une machine d’oppression. Ce n’est donc pas, partant d’un sentiment nationaliste que je m’émeu, je suis au dessus de me renfermer a l’étroit, mais c’est un minimum d’humanité, que je manifeste par mes humbles écrits. J’aurais crié à la face d’Hitler si le destin m’avait fixé l’objet de le faire. Mais j’ai seulement dessein de souffrir avec les déshérités.
Il n’y aura pas de véritable paix dans le monde tant qu’il y reste des esclaves et des opprimés. Et tant qu’il reste des criminels comme le pharaon d’Egypte, le monde aura besoin de ceux qui marchent sur les traces de Moise paix sur lui) pour le combattre. Ne serait-se par l’indignation.
Cette révolution a plus d’un message à pourvoir.
Lorsque la volonté de liberté rejoint la volonte du sang, le monarque de l’injustice se retrouve dans la ligne de mire. J’entends surtout le gros porc qui ne mérite pas de nom. C’est lui le pire châtiment de l’époque et l’ennemi majeur de l’humanité. N’importe quel raisonnable dans ce monde maudit sa race, jour et nuit.
Par opposition, il y a cette jeunesse qui mérite toute considération. Et le tyran rêve de les égorger sur l’autel de la liberté.
Allons nous laisser faire cette abomination sans agir ?

de tout coeur avec le genre humain contre son mal.

Dans sa lente et honteuse agonie, le système despotique lance ses sbires sur le peuple pour le terroriser voir voler sa liberté. Il la voudrait une bataille moyenâgeuse au domaine de la liberté. Le régime criminel se démasque lui-même, en donnant spectacle de sa barbarie et de son atrocité. Nous traversons des heures découvertes, des heures cruciales, qui montrent au monde que la politique du tyran est répression sur boucherie sur crimes contre l’humanité. Ce qui se produisait dans les geôles du secret est désormais manifeste au grand jour, devant le témoignage de tous.
Cela n’étonnerait pas d’apprendre que les services secrets des tyrans des alentours sont de la partie.
Si le régime du sultan traite de la sorte le peuple dans son digne rassemblement, aux yeux du monde et à la lumière du jour, comment traitent-ils l’individu, lorsque ses agents de la terreur, s’isolent avec lui au secret des cachots ?
J’accuse le tyran d’Arabie d’être l’investigateur du désastre bien plus que les souteneurs des alentours. L’histoire les condamnera bien assez tôt que plus tard.
J’accuse quiconque peut et ne fait rien pour répondre à la vérité qui appelle au secours. J’accuse le silence complice de la ligue arabe. J’accuse l’axe de la terreur globale de superviser le bain de sang. J’accuse ceux qui dorment les yeux ouverts. J’accuse les enterrés vivants dans leurs maisons, en Egypte, chez les arabes qui se taisent et dans tous les pays qui regardent indifférents. J’accuse les cimetières de ne pas engloutir les responsables de ces tourments. Je m’accuse moi-même de n’être que cet impuissant. J’accuse le chef des renseignements de conduire le désordre sanglant. J’accuse le despote coupable de toutes les abominations. J’accuse le double jeu et le double langage, de l’armée qui dit ce qu’elle ne fait pas et qui fait ce qu’elle se garde de déclarer.
J’accuse la nonchalance des partis d’oppositions qui ne répondent pas à l’urgence pour mobiliser les troupes, en appelant au retour immédiat du peuple, sur le terrain de son épreuve existentielle. Sinon qui va secourir leurs valeureux enfants, qui sont assiégés par les criminels du tyran, au domaine de la libération ?
J’accuse les profiteurs politiques et les déserteurs de la scène du combat avant la gloire.
Mais au contraire, j’envie les braves qui affrontent la racaille du désordre et de la peur. Et je maudis les institutions de la terreur de quelques uns qui croient valoir le tout.
Le tout puissant est la main armée des justes et jamais, jamais il ne fera triompher le mal sur le droit a la liberté.

mardi 1 février 2011

colere..o..colere...



Le sourd s’est mis à causer la langue des muets. Transformer l’Egypte en laboratoire d’injustice pour tester de nouveaux virus sur la conscience humaine, afin d’examiner l’endurance de la volontee populaire. Voila un crime de trop dans le tribunal ouvert. Une malédiction monumentale va s’abattre sur les auteurs cachés et apparents de cet outrage, a Dieu et a sa création sensible. Vous, qui en êtes responsables, croyez le ou pas, vous ne perdez rien pour attendre la réponse d’un destin dévastateur sur vos royaumes. O terreur depuis le ciel jusqu’au magma de la colère, montre à ces seigneurs de l’injustice qui est le Maitre des lieux. Souffle, souffle o vent de la tempête sur la récolte des imposteurs. Déracine la racaille de l’univers et expulse-les sans délais vers les pires des enfers. Finalement, il n’y a pas de monde libre, il y a le monde de la duplicité et de la peur.
O colère divine ! Venge le peuple de son menteur.
Le falsificateur sous-estime la grandeur de la révolution, il se prend pour Néron et voudrait bruler l’Egypte. Voyons voir la réponse du sors!...
Celui qui n’entend pas les vivants, verra les morts…

O ! Toi qui nous a redonné espoir dans l’imminence de ta gloire, déchaines les enfers sur les forces qui nous empêche d’écrire une page paisible de notre histoire.
O grand peuple d’Egypte, il a été décidé que ta liberté sera chère, parce que tu n’es pas le petit qu’on tolère. Ton histoire ne retrouvera la paix que si tu résistes. Et si tu résistes, résiste bien plus fort pour écraser l’origine des torts, qui se sont abattus sur ta volonté. Ils ne voudront jamais laisser faire ton indépendance. Parce que ta libération ouvre sur celle de toute ta nation arabe, que tu défends. Et aux tiens, les arabes, il est préconisé le pire des sors. Tu es au point du non retour, alors ne quittes pas ta souveraineté un jour, pour rentrer bredouille, nulle part. Parce que le dictateur a déjà tout dit, tout promis. Et ne retiens de ses promesses que la vérité sur son mépris. Investi ton palais et prouve au monde qui est le plus fort. Lorsqu’on déclenche la bataille, il ne faut plus baisser les bras, au moindre coup bas. Ta responsabilité est grande et la liberté ne te le pardonnera pas. Vas y, vas jusqu’au bout de tes noces et ne troque pas ta lune de miel contre le requiem de leurs désespoirs. A défaut de quoi, à la place de ta liberté si tu y renonce, on te donnera du poison à boire.
L’Egypte est aux égyptiens ce que l’Arabie reviendra aux siens. Les arabes ont devant eux le palais de leur liberté et derrière eux il y a l’enfer et nul autre choix que la foi de vaincre.

un peu d'equilibre...



Qui dira à la gouvernance de la mission impossible, tes méthodes sont découvertes aux plus illettrés ? Qui ignore que la comédie politique ne distrait plus personne, ni en orient ni en occident. L’Egypte se relève de sa poussière à la grandeur de France. Elle ne se satisfera pas de moins de son rôle naturel, à savoir, les entrailles de la nation arabe, qui porte le fœtus du changement global. Accepte qui acceptera et refuse qui refusera, c’est ainsi, c’est le cœur de la jeunesse rempli de sang et ivre de la révolution, qui décide d’irriguer les vaines ou d’arroser les champs. Le temps de la détresse se retourne contre ses auteurs. La somme des pouvoirs est dans la rue et dans les palais gisent les fantômes. En sus, depuis quand l’indépendance des uns, se discute pour satisfaire aux exigences des autres ? Nous ne sommes plus aux temps des simulations de libertés. Et celui qui tient au régime désavoué n’a qu’à plonger ses mains dans la merde et dans le sang pour l’extraire de la poubelle de l’histoire. Mais nous ne lui tendrons pas la notre, jamais plus. Le peuple a dit son mot, faut il que ses cries se transforment en vagues scélérats pour confirmer la vigueur de sa détermination. Les déclarations politiques d’ici et delà naissent mortes, parce qu’il n’y a de légitimité que celle qui vient du peuple et qui revient a lui. C’est la loi de base de la démocratie parait il ! Le calcul des autres est une insulte a la souveraineté et a la dignité des hommes. On est loin du respect de ses droits fondamentaux. Et les gens d’en bas ne croient plus trop aux allégations fallacieuses, même pas les foules silencieuses qui dorment là-bas au cœur de la civilisation. Et pour ceux qui nous accusent d’extrémisme parce qu’on aspire a la détermination de soi, l’histoire se chargera de les renvoyer a leur posture réactionnaire.
Je m’étonne que l’on ne se réjouisse pas du résultat du métissage culturel. Cette volonté de démocratisation dans le monde arabe, ce n’est tout de même pas, a ce que je sache, la résurrection d’une réalité perdue pour commémorer la tradition de notre histoire. Ce que je sais, c’est qu’elle n’est pas sans rapport avec la promotion occidentale qu’on a fait du respect des droits de l’homme. Même si le socle et l’assise sociologique de ces revendications reposent sur la culture des origines. La perception de l’Islam chez les nouvelles générations inclus les expériences intellectuelles et sociologiques du monde libre. Il m’apparait évident que l’interaction entre civilisations est la mécanique du destin, qui a produit le vent de cette révolution en marche. Les jeunes utilisent les trois langues, arabes, français et anglais dans leurs échanges insurrectionnels.
On n’est pas en présence de la révolution Iranienne et nous n’attendons pas aux mêmes conséquences non plus, sauf si l’on lui impose le contraire. La révolution Iranienne était radicale et redoutablement efficace. Elle avait un guide avec une autorité sacrée, des gardiens, une logistique et a érigé au pouvoir le religieux. Elle avait immédiatement marqué la rupture de tout ce qui n’est pas culturellement et existentiellement en rapport avec la lecture religieuse de l’histoire. En marchant sur les traces de l’Imam Hossein. (AS) Ce qui a déclenché le conflit avec l’occident qui a perdu l’un de ses fidèles alliées dans cette région stratégique, le shah d’Iran, ou le roi des rois, un terrible despote. Ce qui se produit dans le monde arabe est d’un autre ordre même s’il y a des connections d’inspiration avec la révolution iranienne en tant qu’instrument d’émancipation.
Il faut reconnaitre qu’il s’agit d’une injustice multiple que l’occident inflige aux arabes. Il ne semble pas vouloir nous reconnaitre et nous accepter si j’ose l’expression, que dans la servitude et les humiliations.
Et quand bien même la jeunesse arabe, musulmane et chrétienne confondue, se manifeste dans la droite ligne de l’enseignement occidental, pour réclamer ses droits fondamentaux, on lui refuse ce privilège. Parce que cela s’oppose à ses intérêts stratégiques. Dit-on ! Il y a la un problème de taille. L’un des deux n’est pas légitime de ses droits, les arabes qui aspirent à l’indépendance ou les occidentaux qui veulent maintenir leur domination sur eux. Ou est l’erreur ? Les dirigeants actuels ne semblent pas se préoccuper de l’avenir de leurs enfants semble t il ! Ou alors croient ils que jamais la roue ne tournera, ce qui serait absurde. Pire encore, il y a un manque de moral évident en confiant et a bon escient la résolution de présents conflits qu’ils parviennent à différer aux générations suivantes. Je n’y vois pas de loyauté aux siens dans ce genre de stratégie.
On néglige donc le fait que la jeunesse arabe est pratiquement nourrie du prosélytisme occidental qu’il fait de la liberté. On place fondamentalement la sécurité d’Israël au dessus de la volontee de toutes les nations voir des valeurs qu’on dit défendre. Et on oublie alors soudainement les guerres soit disant de démocratisation d’Irak et d’Afghanistan en s’opposant a la marche de la démocratie chez les arabes. Pensant que les peuples du dessous vont gober le serpent. En réalité, ce qui est à craindre pour l’occident, c’est qu’il va récolter tout le contraire de ses prévisions. Lorsqu’on sait qu’on traite les animaux avec humanité dans le monde libre autant que l’on traite avec barbarie les hommes chez la police arabe. Comment peut-on ne pas pousser les arabes à la révolution. Ceci est le minimum d’humanité. Mais lorsqu’on s’oppose à leur émancipation sous quelque prétexte que se soit, c’est illégal du point de vu même de loi. La déclaration universelle des droits de l’homme reconnait le droit a l’insurrection contre toute forme d’oppression. Et nous n’allons pas mettre la pratique de la torture sur le compte de l’islam dans les sociétés arabes. Et lorsque celui-ci vient souffler l’esprit de la révolte nécessaire pour combattre cette atroce injustice, on salit la démarche de son enseignement en lui faisant de mauvais procès et de mauvaises presses. On ne peut être ni tout a fait musulmans, ni tout a fait autre qu’on n’est pas naturellement. Il nous restait à confronter la vie comme une mission impossible. Des boucs émissaires de la loi du silence tant que les intérêts de l’occident sont préservés. Les pages de l’histoire réelle ne sont pas celles qu’on instruit, ce sont celle qu’on renvoie devant le tribunal de Dieu. Et devant sa majesté l’archive des demandeurs et des plaignants surabonde d’instructions honteuses. Il y a dedans aussi et surtout, les dossiers des brulés vifs dans une terrible soif de liberté.
La solution requière un courage sans précédent. Faire de l’alternative un espace de nouvelle alliance plus solide et plus durable en équilibrant les décisions entre arabes et hébreux d’une part et le reste du monde d’autre part.
Nous les musulmans, nous n’avons pas le projet de reproduire l’holocauste, nous craignons celui qui a crée l’humanité. D’ailleurs nous ne demandons plus rien, nous poursuivons naturellement notre destin duquel dépend celui de tous les autres.

des evidences...

Lorsque les hommes et les femmes s’unissent pour combattre l’injustice. Leurs différences s’étiolent et la solidarité s’élève en institution qui les rapproche. Leur religion ensemble devient l’humanité, et leur rassemblement béni se transforme en noce de la liberté. Et la liberté n’est pas ce qui s’enferme dans un monopole car elle n’est liberté que parce qu’elle signifie le partage.
Nous voilâmes propulsé dans l’avenir. Cet avenir que l’humanité attend depuis la nuit des temps. Il y aura ses citoyens et ses adversaires. Ces derniers sont le peuple du passé qui cherche à nous ramener à la prison des injustices. Il sera de plus en plus aisé de les reconnaitre, ce sont ceux qui ont tout à perdre lorsque les autres ont tout à gagner. Ce sont ceux qui agitent encore le spectre de la peur, lorsqu’il s’agit de célébrer une liberté plus grande.
Un homme qui assiège un peuple, l’âge d’une génération, n’est plus un homme, il devient un ogre qui digère une part non négligeable de l’humanité. Pendant qu’il laisse échoir les valeurs et la vertu, son régime mène une vie d’extravagance et de luxure. Ne renonce pas à ses privilèges, celui qui possède le pouvoir de les conserver. C’est pourquoi, les demandeurs de la liberté vont se rendre compte qu’il faille la cueillir en décapitant la tête de l’usurpateur. La jeunesse multiculturelle, finira par se résoudre à importer la guillotine française pour en faire usage de liberté. Si c’est la seule issue pour assoir la démocratie, je ne crois pas qu’il faille attendre le feu vert du moyen âge.
La gestation révolutionnaire, le dépassement du stade de la peur, la manifestation de la colère, l’audace de décider et de faire, sont-se des indications préliminaires d’une gigantesque révolution qui se prépare ?
Il semble indiqué de s’attendre a de plus belles surprises, puisque le futur n’en est un que parce qu’il nous surprend.

lundi 31 janvier 2011

observations...


Le déploiement de l’armée, les chroniques d’un retour annoncé de la police, après une remarquable absence, la libération des prisonniers criminels les plus dangereux, les recommandations des ambassades étrangères a leurs citoyens de quitter l’Egypte immédiatement, la réunion du dictateur avec l’état major, la nomination d’un chef du renseignement en tant que vice président, la trouille et la chiasse des régimes illégitimes et despotiques des territoires des alentours, la quasi panique de l’occident politique, l’atterrissage de cargos israéliens bourrés de produit de répression, fusils de snipper, munition, gaz et que sais-je encore ! L’entêtement de l’imposteur à se considérer le délogeable patron du peuple, malgré lui, les rumeurs contradictoires pour semer le trouble, la fuite des capitaux et des hommes d’affaires, la fermeture de la chaine d’information la plus suivie : Aljazeera ; tous ces indicateurs laissent songeur sur la suite des événements. Mais définissent avec clarté et douleur, la véritable nature du pouvoir, à la fois du régime des sultans et aussi celui de la gouvernance actuelle du monde. A chacun de tirer les conclusions qui l’arrange. Mais quel crime projette-t-on au peuple sans défense ? Qu’est ce qu’est le plan dans le plan des bonnes intentions, qui préconise une paisible transition vers un régime démocratique, néanmoins dans la tradition du précédent ? Et que promet la vigilance divine à la volonté populaire qui s’est résolue au combat de sa libération?
Le masque va enfin tomber sur tous les associés du crime et le monde est petit. Il semble donc que le réveil des dormeurs sera très douloureux. Et bien d’autres nations sauront aussi, qu’elles n’étaient pas aussi indépendantes qu’elles ne croyaient l’être. Cependant la révolution ne reconnait pas de frontières et nul pouvoir n’est à l’abri de la colère du peuple qu’il représente. Une chose est certaine, chaque heure nous rapproche de la vérité. Et son triomphe ne craint pas d’être sanglant. Et le sang appellera le sang et la révolution n’en sera que plus grande.
Il est une décision des plus inébranlables, celle d’un peuple qui dit non. Mis à part faire l’autruche pour ne pas regarder le réel en face, je ne vois pas comment camoufler le soleil du peuple qui crache le volcan de sa colère.
L’occident a eu tort de commettre ses injustices mais ce n’est pas le pire, car les victimes lui ont permis l’outrage. Aussi nous n’avons pas étés des saints non plus. Ce qui est pire, c’est que l’occident, sous prétexte de ses intérêts, avait choisi la facilité en dépit de la haute intelligence de son élite, en laissant ses mêmes serviteurs pourrir la situation stagnante, jusqu'à l’insupportable. Aujourd’hui, ses serviteurs incarnent aux yeux des peuples, le mal absolu qu’il ne convient pas aux mots de décrire. Sa perte est douloureuse, certes, mais elle peut être pire s’il continue à creuser un précipice entre lui et les peuples qui se battent pour la liberté, en se rangeant encore et toujours du cote de nos racailles. Pour ma part, je ne tiens pas au divorce entre les peuples et les civilisations et je ne manquerais pas de le dire. Mais je ne suis pas en posture d’agir comme je le voudrai. Je suis souffrant et je risque de mourir dans cet exil incertain. Dieu seul sait. En tout cas, j’aurais vécu pour voir naitre les révolutions des opprimés. Et cette chance inouïe, efface de mes yeux, tout le temps obscur. Si je survie, se sera surement pour vivre ce que j’ai toujours rêvé. Et à défaut de servir la révolution en soldat, j’espère la servir en guerrier pacifique.

promesse et avertissement


Les aiguilles de la montre la plus incertaines ne tournent pas à l’ envers. Et il est trop tard pour renverser le sens du mouvement de la roue de l’histoire. Ni le mélange des cartes, ni la corruption de la conscience, ni le trouble de la mémoire, ni le rapport de force imposée par la machine de répression à la volonté populaire, n’auront raison de l’avenir qui s’annonce fécond. Tout observateur et lecteur loyal du réel, sait pertinemment qu’aucun retour en arrière n’est possible. Sauf les compagnons des privilèges et de la luxure, ou qu’ils soient, voudraient que la révolution ne fut rien de plus qu’un mauvais rêve, dont le monde va se réveiller, parce que les plus injustes parmi eux réalisent le féroce cauchemar qui les attend.
Sur le terrain, le peuple occupe la rue pendant que l’armée déploie en douce les enfants de celui-ci, qui forment ses rangs, cela est un fait. Que projette la mentalité impie ? Et Dieu tout puissant ? Va-t-on souscrire au blasphème de l’imaginer absent du discours du monde ? Ou peut être qu’il souffrirait de vacance de pouvoir ? Grossière erreur serait de sous-estimer la toute puissance de sa volonté. Il apparait évident que la révolution dite sans tête soit son manifeste. L’œuvre est sienne et ce qui adviendra sera plus grand. L’injustice a atteint le ciel ou l’on procède de l’espionnage de sa création. Au dessus des supers pouvoirs, il y a la source de tout pouvoir et l’autorité suprême est celle qui élève, celle qui abaisse, celle qui intronise et celle qui défait. La main de Dieu est sur le domaine de la libération.
Nul ne connait les soldats de ton Seigneur sauf lui, dit le saint coran. « و تلك الأيام نداولها بين الناس. » Une promesse d’alternance entre les gens, entre les peuples. Ne rapporte-t-on pas sur Jésus (paix sur lui) « Celui qui s'élève sera abaissé, celui qui s'abaisse sera élevé » ?
Le réel qui s’étire, révèle la profondeur de la rupture entre la volonté qui envisage de traduire le criminel devant la justice et la machination qui le soutient et compte sur lui pour continuer d’asservir un peuple déjà libre. Dans ces conditions, on dirait que l’ensemble procède de la précipitation de l’apocalypse. Mais l’omniprésent est avisé des plans et pourvoie ses réponses et contre mesures. Car il est seul a fixer les termes de l’heure.
Et pour la gouverne de celui qui l’ignore, il y a une prophétie très anciennes qui dit qu’il viendra un homme, un descendant du prophète Mohammed (paix et prière sur lui et sur sa famille, les gens de la maison). Il viendra rendre justice et pacifier le monde. Il prépare le terrain pour le retour de Jésus (la paix sur lui). On dit des choses similaires chez les gens du livre, à savoir les juifs et les chrétiens. Les signes de son avènement sont réunis et il est l’esprit de la révolution comme il est sa conscience et sa tête. La belle vie c’est fini pour les usurpateurs car l’heure est à l’alternance. Et ma foi en son existence est toute l’étendu de ma connaissance. Je l’espère de tous mes vœux car j’ai soif si soif de vivre même une heure sous son ombre. Ainsi le monde verra un Islam ouvert et généreux envers toute l’humanité, sans distinction de couleur, de religion ou d’appartenance, parce qu’enfin de compte nous somme la même humanité, la même création du même Roi de l’univers. Et devant lui, chaque prophète devancera sa communauté. A bon entendeur salut.
(Entre parenthèse, je remercie mes lecteurs des pays bas, pour leur fidélité, vous êtes plus nombreux que ceux de France et pourtant je disserte dans leur langue. Sans doute, nul n’est prophète chez lui, dit-on !)

dimanche 30 janvier 2011

La rupture…la liberte est une forme de rupture...

Qui connait l’histoire d’Ali baba et les 40 voleurs peut aisément saisir le schéma du régime des Sultans. La racine du mot sultan qui est “as sultane” signifie le pouvoir dans sa définition la plus large. Ils ne sont donc pas les serviteurs de l’état, mais le pouvoir en soi. Ces seigneurs de notre honte, procèdent tous de la même atrocité, du même vice et de la même malice, pour assoir la pérennité de leurs pouvoirs, sur le dos du peuple. Il est nul besoin de doctorat en sciences politiques, pour en faire l’exposé le plus concis. Ni même de suivre une formation en géopolitique pour démystifier le projet d’arrière plan qui se trame pour les conserver au pouvoir. Les responsabilités de ceci sont enregistrées à l’encre de tous les drames vécus. Et l’histoire qui diffère sa sentence ne néglige rien de la mémoire des faits. L’héritage des injustices reviendra à ses auteurs, non à la victime, des conspirations locales et internationales. Celui qui ne voit pas se dresser le tribunal de la conscience, continue à avancer le prétexte sécuritaire, non parce qu’il est soucieux de la sûreté de ceux qu’il prétend défendre, mais pour tenter de se soustraire aux défis du Réel. Les hommes ne sont plus les idiots de jadis, pour acheter l’enfer qu’on veut leur vendre. Et si Moise (la paix sur lui) était parmi nous, il marcherait en tête du cortège de la révolution, pour réclamer la tête du pharaon et de ses acolytes coupables de tous les crimes. Assurément, Il ne participera pas aux cellules de crises de ceux qui s’émissent dans les affaires des opprimés. Il est tout de même curieux que les ambassadeurs de la liberté et de la démocratie dans le monde, soient ceux qui au fond s’opposent a leur déroulement naturel. Aussi, le fait de brandir encore et toujours le spectre de l’islamisme pour mettre les bâtons dans les roues de notre progrès, ne peut plus convaincre personne. Les Hommes sont avertis que justice sera faite. Elle sera divine, puissante et expéditive.
Nous n’accepterons jamais plus que ces Sultans contremaitres de l’impérialisme nous dirigent. Non parce qu’ils nous ont apporté le meilleur de l’occident, mais parce qu’ils ont mis notre dignité en berne et notre histoire en prison. Parce qu’ils ont réduit notre humanité a des refugiés économiques et a des exilés, mendiants de liberté. Vos seigneuries du monde libre ; Laissez-nous faire notre indépendance par nous même et nous allons résoudre vos problèmes majeurs d’immigration. Mais, de grâce, ne nous, demandez plus de changer de conscience ni de religion, à quelques heures du jour du jugement. Si vous n’y croyez pas, vous au jugement dernier, libre a vous, c’est votre droit absolu, mais permettez nous d’y croire.
Ne vous suffit-il pas de savoir que le peuple est unanime pour changer de régime ? Ne voyez vous pas que nous reconnaissons la vertueuse nécessité d’un état laïque, en vu de conduire nos débats de manières démocratiques ? Et vous savez très bien que nous avons nos propres conflits à résoudre.
La révolution en Tunisie est la même en Egypte, mais elle n’est pas la révolution de France, elle est en-deca d’elle-même, tant que le peuple n’extrait pas la dernière racine de ses souffrances. C’est pourquoi d’un point de vue humain je conjure les consciences de ne pas s’opposer à son élan. Jusqu’ici, elle n’a fait que des coups de semences tel un volcan qui gronde. En Tunisie, elle attend que l’élite du pays manifeste concrètement son allégeance à la liberté. Il ne suffit pas de le dire. Et, il n’y a pas de liberté qu’on donne, mais il y a uniquement la liberté qu’on prend en rendant à la justice ses armes sacrées. En Egypte, c’est encore la gestation et les ennemis de la révolution sont nombreux. Ainsi nous prenons la mesure de ce qui est, en observons le manifeste du monde. Nous n’attendions pas que le tyran par excellence allait donner sa bénédiction, lui le maudit par Dieu et par ses anges. Mais nous espérions à tort que le monde libre vienne au secours de la liberté qui tente d’échapper à son violeur. Lui et la horde sauvage n’ont que faire des avertissements ni du respect des droits fondamentaux de l’humanité. Le pays est en feu et en sang et pourtant, le président égyptien fait la sourde oreille. Comme s’il s’agissait d’une querelle d’enfants qui pleurent. Si Jésus en personne (la paix sur lui) venait à réapparaitre pour épauler le peuple dans son épreuve existentielle, il l’accuserait de terrorisme.
Il est sorti de son arrogance en niant la réalité de la révolution. Tel le propriétaire de la nation, il cracha le poison de ses promesses à la face du vent, puisque plus personne ne le croit. Il ment si bien que plus personne n’ose le croire, même s’il se mettait à changer radicalement. Il aurait bien voulu dire explicitement o combien, il est le rempart contre les intégristes. Mais il n’y a pas pire extrémisme que son excès d’orgueil. Je n’exagérerai pas de prétendre que le peuple préfère regarder le diable que sa face. Le monde sera plus beau sans lui et ses acolytes. Tout ce qu’il a dit à ceux qui lui demande de dégager de chez eux, c’est, je reste. Qu’elle impolitesse de ce « roi » moins roi que son hôte. Il a retiré sa police et relâché ses chiens enragés sur le peuple. Son cousin dans le crime avait procédé de la même bassesse, en essayant d’organiser le désordre pour faire croire que la paix civile, c’est un don qu’il fait en bon prince. Et sans lui, c’est le chao et la désolation publique. Mais, il n’a pas saisi la leçon, en s’imaginant plus fort et plus intelligent, comme il se sent au dessus de la justice. Il a eu le culot de promettre plus de liberté, plus de droits, plus de justice. Comme s’il est en mesure de faire le miracle. Et combien même il en était capable, pourquoi a-t-il attendu de faire ces prouesses. Son prédécesseur lui s’est pris pour le général, en disant au peuple en révolte, « je vous ai compris ». Mais ce dernier a fait semblant que rien de sérieux ne s’est produit. Et que la vie ne pouvait continuer sans lui. Cependant, il a procédé de l’entourloupe surement sous les conseils de ses patrons.
Reconduire le régime contesté, sous la peau d’un gouvernement militaire déguisé en civil, est un coup bas plus qu’il ne soit un coup d’état. Mais nous savons tous que l’alternative heureuse pour la stabilité, ne sortira pas des entrailles pourries de la dictature. Elle sortira du potentiel du peuple. Peut-on admettre que le peuple cherche vraiment à rompre avec les ténèbres de son histoire ? Ce peuple ne serait-il pas digne de confiance pour envisager avec lui un contrat de paix et d’avenir? Redoute-t-on quelques fâcheux pour l’état hébreux ? Je le conçois, mais j’ai l’idée que c’est avec l’ennemi qu’on fait la paix et non avec les collaborateurs a sa botte, qui plus est, sans assise et donc sans avenir. Je ne dis pas que la chose sera aisée, mais la nouvelle donne obligera la maturité de s’y résoudre, pour parer à une terrible tragédie. Il n’est pas sage de faire le borgne quand on a deux yeux, pour démentir que la souffrance est sans frontière. Mais si l’on poursuit le projet de l’arrogance, c’est devant le tout puissant lui-même qu’on devra s’expliquer. Cela est la mise en garde de l’inéluctabilité. Je crois que le changement des conditions objectives est une chance extraordinaire pour pacifier le monde. La liberté des peuples est plus dissuasive que les armes atomiques. Ce n’est donc pas la justice qui souffrira de l’équilibre à venir, ni les justes ni la victime. C’est l’instinct de la violence qui se réduira, pendant que l’humilité rapprochera les hommes.
En tout cas, quelques soient les intérêts en jeux, et même si les fins pouvaient justifier les moyens, on n’est pas sensé piétiner ses principes et renoncer a ses valeurs pour soutenir ce qui a perdu d’avance. On ne puni donc pas un peuple parce qu’il a fait une révolution, on lui tend plutôt la main de la confiance, pour gagner la sienne. Il y a tellement de solutions à pourvoir, il n’y a qu’à choisir dans ce lot de consolation qui est acceptable par le peuple.
Mohamed El Baradei cet homme proche de l’occident pourra conduire la transition et veiller sur l’équilibre dans le changement. Il est mille fois plus indiqué que l’imposteur, l’ennemi de son peuple. Et l’ennemi des siens ne peut être véritablement l’ami des autres.
Le peuple qui est dans la rue est plus a même de dessiner sa feuille de route pour son avenir, que le chef des renseignements de l’appareil répressif. La jeunesse qui fut longtemps écartée de la marche de sa propre histoire, veut en finir avec cette police de la terreur. Que faudra t il au monde pour le comprendre ?
Normalement, seuls les régimes illégitimes sont terrorisés par l’audace de la jeunesse. Ceux-ci, s’ils pouvaient expulser leurs populations, ils submergeraient l’occident par des navires bourrés d’explosifs et de désolation.
La voie de la raison ne conteste pas la liberté même de l’ennemi de sa cause. Je ne vois pas pourquoi dénigrerait-elle la liberté de tout un peuple qui se soulève.
J’ai confiance dans la majesté du Destin qui se révèle. Je suggère humblement au cœur de quiconque me lit de considérer que Dieu tout puissant, n’est pas étranger au triomphe.

samedi 29 janvier 2011

I support the universal human rights...وأنا أؤيد حقوق الإنسان العالمية...Je soutiens les droits universels de l'homme...Ich unterstütze die universalen Menschenrechte...Sono a favore dei diritti umani universali ...איך שטיצן די וניווערסאַל מענטשנרעכט ...私は、普遍的な人権をサポート ...Jeg støtter de universelle menneskerettighetene...

La révolution de la colère.

Le bourreau s’est allongé en baillant sur sa proie comme un cancer qui résiste a la chimiothérapie. C’est un indicateur de la folie qui s’acharne contre la volonté, en accusant la raison, d’être néfaste et contraire au salut public. Cet abus est le comble de la démesure d’une injustice qui croit triompher de la vérité, aux premières heures de sa gloire, dans un affrontement tragique de l’absolu.
Disperser les manifestants par la force du feu, du bâton et la pollution des gaz, ne saurait mettre fin a la revendication, cela ne peut pas non plus annuler la volonté de renverser le régime usurpateur.
Comme si nous étions interdits à la liberté, voir mineur pour assumer le pouvoir de la détermination de soi.
Qui est-il ce dictateur pour s’imposer président à vie ? Pour céder le reste du territoire qu’il n’a pas spolié, aux quarante voleurs ?
L’humanité qui tourne en rond, depuis longtemps, dans les marécages de l’inertie, ne peut plus de tant d’affronts, de tant d’outrages contre son corps et de tant d’effort de patience pour laisser faire le désastre public. L’incessant ajournement du droit de réponse de la victime, est une tactique d’adversité pour gagner du temps en déguisant l’injustice. Mais le temps qui s’enfuit est la destinée de notre vie qui se dérobe sous nos pas. Les gens d’en bas l’on bien comprit. Et la raison silencieuse ne tient pas, à ce que la démence s’empare de son domaine d’influence.
Le changement arrive et nul ne peut l’empêcher, c’est la voix de l’inéluctabilité qui le garantit. Celui qui misait sur la vertu des ténèbres fera mieux de réviser ses calculs.
Les chroniques de cette douloureuse révolution en Egypte nous assurent du début de la victoire sur l’obscurantisme et la barbarie moyenâgeuse des régimes arabes. Nous assistons à la convulsion de l’histoire qui vomit ses tyrans. La nature criminelle de ce régime se dévoile par la cruauté de ses agents qui s’abattent sur le peuple, comme un fléau de maladie honteuse. On n’assiste pas à une gestation paisible vers un changement démocratique serein, on pressent les coups de semences d’une révolution qui réclame le sang des barbares. Non parce qu’ils résistent dans un combat juste, mais parce qu’ils outragent l’ensemble de l’humanité qui est unanime sur la nécessite du changement. On est loin du soulèvement du jasmin, on est face à l’appareil du mal. Sa chute est un décret céleste mais il s’oppose à la notification populaire qui le somme de dégager. Quelque soit sa force et sa méthode d’organisation pour empêcher ce qui doit l’être, l’union du peuple égyptien se renforcera car il ne saura accepter la défaite a une heure de son indépendance. C’est un enjeu vital, existentiel même pour lui, ou tout retour en arrière équivaut à une condamnation sans appel, à la honte dans une mort certaine. Je n’imagine pas le peuple se soumettre a la sentence de ce danger. Je présume que la loi universelle s’appliquera, la violence engendrera la violence. Si ce régime corrompu, tortionnaire et criminel ne répond pas à la revendication populaire, que par l’intimidation et la violence, il récoltera une résistance armée et une condamnation internationale de tous les esprits libres du monde.
La peur de dormir paisiblement et de se réveiller dans un cauchemar, avait transformé la réalité en une marche sur le feu dans un terrain hostile. L’acharnement des injustices et des humiliations de tout ordre, la dignité en berne longtemps et mille causes en appellent à la révolution. La douleur est grande dans notre histoire et la renaissance n’est pas sans dégâts.
Qui peut admettre que la sécurité de l’enfant gâté justifie l’exécution de la volonté des millions ? J’ai bien l’impression que la paix va finir par l’emporter. Mais a quel prix ? Et les créanciers ne seront pas forcement ceux qu’on croit. Ceux qu’on prend pour des imbéciles, n’ont plus aucun doute désormais que leur pays est une sous colonie de l’empire du pire.
Au lieu de craindre l’islam dit politique, il convient d’aider à sa réhabilitation civilisatrice. Aider a l’élaboration d’une vision loyale et juste de cette religion qui a la base, prône la paix et le pardon avant de préconiser le Jihad contre l’injustice.
De ce point de vu, Il ne fallait pas craindre les frères musulmans. Il ne faut pas nier l’évidence, ils sont une composante du peuple qui s’est soulevé. Il faut composer avec eux pour les responsabiliser davantage. L’état de droit qui devra voir le jour en Egypte, ne peut pas ne pas être laïque. C’est la condition sine qua non, pour permettre au débat de la reconstruction du pays de voir le jour pour lancer la base de la justice sociale. Comme personne n’a conduit la révolution, personne ne pourra s’ériger en leader pour imposer sa vision. Je pense que nous avons eu assez de despotisme, d’idolâtrie et de culte de la personnalité, pour accepter de la part de qui que se soit, de reconduire le schéma du passé ivre de terrorisme. D’autan plus que le peuple a été déçu par ses chefs, gouvernants et opposition. Il n’a compté que sur lui-même pour conquérir sa liberté en se débarrassant de sa bête. Il n’admettra surement pas de se fier a une formation religieuse pour la conduite de ses affaires publiques. Qui plus est, ces formations doivent d’abord réussir l’examen de leurs débats internes, avant de s’imposer en sauveur. En réalité, la révolution n’a jamais été un objet dans leurs littératures. C’est entre autre, la crainte d’être dépassé par les événements qui conduit ces formations à s’inscrire dans l’élan de la colère populaire. Je n’entends pas minimiser leur participation ni leur rôle dans le soulèvement ni je ne soutiens une volonté de les exclure. Au contraire, il faut les intégrer par leur immersion dans la réalité nouvelle et alors le monde verra un changement dans leur discours. Pour ma part, je ne manquerais pas de rappeler à qui veut l’entendre que le capital : religion, est un patrimoine universel. Nul ne s’en appropriera la légitimité du monopole. Et a chacun le droit de s’en référer pour la rédaction du nouveau contrat social, dans la mesure d’une connaissance avérée. D’ailleurs il faut compter avec une jeunesse qui s’est ouverte sur l’expérience du monde libre. C’est la meilleure garantie de control pour défendre les acquis de leur liberté.

En plus ce que veut le peuple, ce n’est pas nécessairement une expérience de taliban, c’est plutôt le pouvoir de recouvrir sa dignité humaine et ce qui va de soi, avec. Et ces formations ont droit aux mêmes privilèges de la liberté, dans une société ouverte. La liberté conquise responsabilisera et n’appellera pas à un autre désordre, d’un autre âge qui a beaucoup à se reprocher. C’est ainsi que je perçois la loi de l’équilibre nécessaire a l’harmonie d’une Egypte qui doit demeurer ouverte a tout le monde.
Je disserte naïvement mais la réalité de la politique montre que la révolution devra montrer ses canines, pour être prise au sérieux. Faut il s’attendre qu’elle frappe ailleurs, la ou personne ne l’attend, d’un destin plus fort, en réponse a la comédie des décideurs de l’ombre. La tactique de l’électrochoc se moque royalement de toute une nation. Nous verrons qui fait fausse route, les demandeurs de la justice ou l’anti christ d’une démocratie de contrefaçon.
La cause du peuple n’est ni gagnée ni perdue. Cependant, le peuple est chez lui dans la rue et ce sont les autres qui ont tout perdu, en sous estimant la valeur du sang.
Le misérable rêveur soutenait l’espoir qu’Il fallait recevoir la dynamique du changement comme une nouvelle espérance pour la paix et la prospérité dans le monde. Et que se serait l’occasion d’effacer pas mal d’ardoises en reconsidérant la chance d’un pardon universel. Et que c’est possible.
Les amants de la vérité savent qu’Il est temps de faire confiance à la volonté des peuples. Tarder à comprendre ce qui doit l’être, ne servira pas une fois qu’il se fera tard.
Cette nuit, le peuple ne dormira pas, il balayera la nuit et son pouvoir, pour joindre le jour, souverain.
Demain sera fait de dialogue selon sa volonté, ou ne le sera pas.

jeudi 27 janvier 2011

la main tendue

Une chose mystérieuse est en train de se produire dans le monde arabo musulman. Elle semble avoir pour objet de modifier le cours de l’histoire stagnante. Les hommes s’émancipent de leurs peurs, peut être parce que l’heure est grave et qu’une crainte plus impressionnante la écrasée. La crainte de l’au-delà qui s’annonce. La crainte d’y être jeté comme esclave rempli de remords et de tourments pour toute éternité. L’assainissement des eaux serait il le fait du flot de nos larmes qui submerge le domaine public ? Est se la réponse a nos longues prières en exil et en prison ? Ceci est l’introduction métaphysique mais les explications rationnelles elles jonchent les rues, de nos cités malheureuses. La perte de confiance dans les gouvernants, le sentiment d’impuissance a l’ombre des présidents, l’inexistence de perspectives rassurantes, le viol de la liberté en réunion par les puissants, la résurrection de la conscience populaire, la surabondance des informations contradictoires.
Qui n’est pas informé du spectacle de la résurrection populaire ? L’agissement de ces autorités qui abusent de leur pouvoir laisse t il le meilleur de nous même indifférent ? Qui commande de lancer les gaz sur les hommes pour violenter impunément leur volonté légitime, comme pour maitriser le mouvement aléatoire d’un troupeau de porcs destinés a l’abattoir ? Est ce le président de la république idéale ? Est ce le père soucieux de la nation meurtrie? Est ce le saint prophète de la démocratie, dans son excellence et sa miséricorde ? Non messieurs dames, c’est la copie contemporaine du pharaon qui s’en fiche des millions qu’il écrase par son orgueil, juste pour bâtir les pyramides de son crime et de son arrogance.
Dans la foule qui s’exprime, il y a toutes les composantes de la société civile. Il y a dedans les musulmans et les chrétiens, les croyants et les laïques avec ou sans foi, tous frères d’humanité dans la même souffrance et les mêmes privations. Ils ont en face des forces dites de maintien de l’ordre mais qui se révèlent des forces d’occupation, de persécution et de répression, au solde d’un Sultan sans cœur ni morale. Le monde libre, peut il acclamer son innocence et sa droiture, pour lui donner raison de mater la volonté du peuple dans sa rébellion? Qui peut oser confirmer encore la légitimité de son royaume ? Le pharaon à l’âge barbare n’avait t il pas dit à son peuple d’esclaves : « je suis votre seigneur, je ne vous montre que ce que je vois et je ne vous guide que sur la voie du salut » ? Son ombre contemporain a fait quant a lui de hautes études à l’école supérieure du mensonge et de la duplicité. Il ne révèle pas le fond de sa pensée mais il fait pire. Aujourd’hui, la mémoire chargée de crimes et d’injustices qui dans son réquisitoire n’admet plus qu’il subsiste deux, le peuple ou le sultan dictateur. Le dernier souffrant de la perte du masque qui cachait la véritable nature de sa laideur, fait preuve d’une telle violence sur ce peuple désarmé, qu’il devient insoutenable de se taire même si l’on est impuissant, sourd et muet. Ce qui se produit, c’est une catastrophe qui requière une intervention divine a défaut d’une armée de libération.
Au nom du respect des droits de l’homme les plus élémentaires; il est des plus urgents que la couverture internationale dont bénéficie le criminel tombe immédiatement. C’est avec le peuple que l’on signe le contrat de l’avenir et non avec une association de malfaiteurs qui est érigée en autorité usurpatrice, par de procédé de voleurs, sur le dos du peuple insouciant de son sors public.
Nous avons tous besoin d’une période de paix pour un travail de repentir et/ou de reconstruction. Je me réjouis du positionnement européen actuel sur ce qui se déroule sous nos yeux. Il faut aller plus loin, traduire en justice internationale, ces personnages auteurs de l’apocalypse, pour crime contre l’humanité. Il faudra leur signifier la sentence de la main levée de tous les peuples contre le terrorisme d’état, pour que plus personne n’osera l’outrage de ce procédé contre le genre humain.
La Tunisie, l’Algérie, l’Egypte, le Yémen, la Jordanie, le soudan, la Maurétanie sont ébullition car trop c’est trop. A quand l’occident admettra que nos problèmes sont les siens ? Et que notre libération est synonyme de sa sécurité et la sûreté des siens, partout dans nos oasis et nos déserts ! Le progrès chez soi n’est pas un progrès pour les peuples des alentours ? La jeunesse ici ne vaut elle pas la jeunesse là-bas ?
J’ai cet honneur d’appartenir culturellement et sentimentalement au deux visions de notre monde en commun. Pourquoi devrais-je faire le choix qui annihile une part de soi en reniant un composant essentiel de mon destin. Le repositionnement favorable aux peuples du monde libre est une chance de réconciliation universelle. C’est espoir pour des lendemains meilleurs pour tous. Les gouvernements démocratiques ne livreraient pas des outils de contre mesures aux armes de la répression fournies par eux, aux tyrans, mais ils peuvent dire haut et fort non a la violence d’état et il leur suffit de le dire. La révolution populaire leur en sera reconnaissante…

mercredi 26 janvier 2011

discours sensible

Le passage de la dictature et de l’état du non être qui l’accompagnait a la vierge liberté de l’état naissant exige plus qu’une posture pragmatique. Il exige l’abnégation dans l’ouverture au dialogue, avec l’environnement des alentours. Il ne servira pas le projet de la renaissance d’établir en son lieu et nom, un tribunal pour l’histoire des tourments. Deux perspectives prévisibles se dessinent à l’horizon. Ouvrir une cession pour le règlement des comptes avec toutes sortes d’injustices quelle que se soit son origine, dans l’espace et dans le temps. Ou bien pacifier les relations avec le voisinage proche et lointain, malgré les griefs qu’on aurait à son égard. Voila un objet qui nous est fixé par le changement en cours et qui nécessite un débat digne.
Pour ma part, je crois, que la révolution à autant besoin de ses hommes de paix que de ses fervents soldats. D’où la nécessité de trouver l’équilibre entre les deux tendances symétriques. La loi de la balance préconise une règle d’or. Nulle polarité de notre identité commune n’est sensé annuler l’autre. Nous devons donc faire avec le contraste de notre dialectique, pour exorciser nos maux. C’est pourquoi nous assistons à une expérience de la liberté, unique. Ainsi la glorieuse révolution se reposera amène dans un dialogue national illimité dans le temps. Ce qui renforcera le sens de la liberté et nous conduira inéluctablement vers une maturité, qui servira d’exemple pour la résolution des conflits dans le monde. Pour que notre nation portera loin l’étendard de la paix et de la justice universelle. Ceci est l’aspect idéal de la révolution. Mais nous ne sommes que des hommes. Et l’esprit de revanche qui nous habite comme il a habité d’autres avant nous, est pour le moins sauvage. Mettre à disposition les moyens culturels et idéologiques pour le dompter c’est procéder déjà de la grandeur. Le renforcement des acquits de la liberté sur la base d’une assise économique saine en sera la meilleure garantie de l’harmonie sociale. La liberté en tant que thérapie et non plus une finalité en soi.
Dans cette optique agréablement parfumée, la révolution tunisienne jetterait la base du pont entre les mondes et les civilisations, plutôt que de creuser davantage un abime déjà profond. Pour notre rétablissement économique et social comme pour notre convalescence psychologique, cette thèse semble indiquée par la voie même du cœur et de la raison.
Toute autre lecture pessimiste exclura d’elle-même son auteur, du discours ouvertement concordant.
Qui a dit que les mots étaient inertes pour ne pas avoir la capacité matérielle de conduire l’humanité sur une voie salvatrice ? Si l’on admet que la vie se repose sur la loi du don et du refus il faut envisager les quartes interprétations. C’est ainsi que se dessine la lecture objective des éléments de notre destiné. Ainsi nous composeront avec eux tout en avançons sur la voie du salut. Quiconque cherche à glorifier les uns et à diaboliser les autres, annulera la valeur de sa propre humanité. Comment saura t il reconnaitre celle des autres ? Nous ne bâtissons pas une société de saints, ou alors il faut transformer le palais public en monastère. Les outrages subis par notre fragile humanité, a besoin de temps pour guérir. C’est pourquoi nous devons dédier le temps qui nous est alloué par le destin pour ériger un pont de fraternité entre les hommes. Cet ouvrage exceptionnel est l’affaire de tous, des deux cotes de nos frontières en communes.
Il ne s’agit plus de se résoudre à faire la sourde oreille, lorsqu’il s’agit de notre cohabitation harmonieuse dans un seul et même monde. Il n’a jamais été vrai, ce mythe d’être supérieur et d’autres en-deca de leurs valeurs.
Du cote de chez nous, il y en a des libéraux et des socialistes partageurs. Tout comme les autres nations, nous avons des êtres pacifiques et d’autres belliqueux. Pour ma part, je n’ouvrirai pas le débat sur qui a raison et qui a tort. Je chercherai à les assoir ensemble, au tour d’une volonté de synthèse. J’évoque ce chapitre pour sensibiliser sur l’intérêt commun du bien être de tous. Mais aussi pour la mise en garde contre toute tentative de main mise sur la révolution. Je procède d’un vocabulaire mystique en alléguant que cette révolution particulière est gardée par une volontee qui ne craint le calcul de personne. Croit qui pourra, moi je sais que l’histoire me donnera raison, comme elle me la confirmé contre vents et marées. Ceux de nos sceptiques voir de nos propres imposteurs, lorsque tous désirait la révolution et peu l’envisageait, alors qu’elle était en émoi sur mes lèvres les plus sincères. Je me souviens comme si c’était hier, dans ce dortoir de l’internat de ma terminale spéciale, au lycée d’Arianna la bourgeoise. Je me souviens de nos débats passionnés et notamment lorsque j’avertissais une donneuse que le peuple le jugera. Cela faisait rire l’assistance tout en noircissant mon dossier au ministère de la terreur. Le surveillant nocturne d’alors, étudiant islamique laissait se dérouler le débat a une heure tardive, sans montrer mine de sa présence pour l’interrompre. Quelle ne fut une année mystérieuse et révolutionnaire. Le pays était au bord de la dérive, le peuple était prêt mais le berger semblait craindre quelque chose. Etait ce le loup ? Était ce le manque de confiance dans un troupeau illusoire ? Était ce la peur pour lui-même ? Presque trois décennies après, les autres bergers étaient encore sur la même galère de l’indécision. Et si ce n’est le peuple lui-même qui s’est mis en ébranle sans le savoir, jamais il n’y aurait eu de soulèvement révolutionnaire. Cet oracle habitait l’esprit de ma jeunesse. Je ne me l’explique pas mais je conçois, qu’il est difficile aux autres de me croire. Je l’énonce au titre d’un simple témoignage de ma littérature imprudente. J’ai désormais cette audace de vivre libre quelques heures ou de mourir digne.
Mon récit est peu conventionnel, je le concède, mais il est un essai de compréhension par un homme qui ne prends pas tout à fait part au réel. Tout le monde n’a pas de privilèges académiques ni les ressources d’un sultan d’arabie. Et moi, qui suis arraché à mes racines voir soustrait de la réalité pour raison d’études. Je semble même graviter hors de ma sphère légitime comme un objet céleste qui est détaché de son orbite. J’ai l’étrange impression de réfléchir sur une planète lointaine et la société des hommes n’est plus qu’un souvenir obsolète. C’est en cela une des raisons de mon décalage. Et pour ne pas élargir le creuset de ce pauvre héritage, j’affirme que je ne suis pas celui qui a des prétentions, pour prendre le train en marche voir monter sur le dos de la révolution. Cependant, a dire vrai, je crois qu’elle et moi nous sommes apparentés, par l’esprit et la volonté de grandeur. Et je ne suis pas aveugle pour ne pas savoir que les affaires tunisiennes ne sont pas entre les mains du peuple lui même. Et que ceux qui sont sensés les conduire avec loyauté et patriotisme ne montrent pas encore a mes yeux ce que la révolution attend d’eux. La main étrangère semble plus évidente que le hurlement dans le désert. Mon interaction avec ce qui se déroule est, on ne peut plus objective, car je survis dans le détachement. J’observe simplement qu’un vent de révolution souffle l’air que ne souhaite pas forcement les voiliers du monde libre. Je ne condamnerai donc pas les loups, si les bergers sont les premiers ennemis du troupeau. Je ne fais que chevaucher la folie de celui qui transcende le temps de son éventuelle réintégration. J’essai de comprendre et de partager l’essence de cette compréhension. Et je retiens que ce qui est fixé d’en haut adviendra.
C’est pourquoi je procède de ce que ma foi me permet de voir dans la complexité. La toile du réel requiert une connaissance plus grande que je ne suis.
Mais qu’est ce donc que cette donne ? Et que vient-elle faire dans le royaume des terriens ? Est-elle un tremplin de liaison entre la condition subjective et le réel ?
La foi me semble être l’expression de la conscience religieuse de l’individu. Je définirai symboliquement la conscience comme étant la lumière de l’intelligence qui nous cultive et nous positionne. Et la religion n’est pas seulement un volume de dogmes et de prescriptions cultuelles qui reflète l’état de nos croyances. Elle est la définition même de ce que nous sommes. Elle est la matrice à la fois de notre pensée et de notre comportement. Elle conditionne nos craintes et nos espérances.
Il apparait que la religion du capitaliste est l’argent, la religion du démocrate est la démocratie et la religion de celui qui croit en Dieu en sa qualité de créateur et juge de nos pensées et actions, c’est l’obéissance à sa volontee dans l’observation de ses commandements. Cette catégorie de personne est la plus vulnérable dans un monde régit par la matière et la soumission aux instincts de consommation. Les autres catégories observent et pratiquent les lois du système qui commande au monde, sans se soucier de l’éventualité d’un jour de jugement universel. Si l’on appartient a ceux la, on peut se permettre tout, dans la mesure où l’on s’arrange avec la loi et avec la vigilance de son autorité. Ce qui n’est pas le cas pour le religieux qui se croit sous la surveillance de celui qui voit tout. C’est ce qui conduit le croyant à observer sa conduite, à amender son âme et à examiner sa conscience. Le non croyant, lui, fera les calculs et les plans de cette vie qu’il croit seule et unique. Alors que le croyant envisage celle-ci comme un passage de labeur et de prière pour connaitre la félicite dans l’au-delà, l’éternité. Il croit également que chacun fait ce qu’il peut jusqu'à ce que son destin soit révélé.

L’étendu de la connaissance de celui-ci comme de celui la, en détermine le positionnement spirituel. J’entends son élévation et la valeur de son existence.
Si je considère que le réel est à la réalité ce que la politique est à la religion. Il m’apparait que la distinction dans sa subtilité concise, est ce qui détermine notre fonction existentielle.
De nos jours, il y a, a la fois un besoin de retour a la religion et une crainte de voir celle-ci conduire nos affaires publiques. Dans le second cas, la laïcité est la seule voie préconisée pour l’organisation de cette vie terrestre. Alors que pour le croyant, la source de la législation est d’abord la table des commandements, voir les livres révélés et donc la parole de Dieu et sa volonté. Nous sommes en présence de deux logiques symétriques qui cohabitent ou qui s’affrontent. L’une préconise d’annuler l’autre et dans les meilleurs des cas l’intégrer dans son ensemble. Voila le véritable objet du débat qui oppose la vision islamique et la réalité du monde dit libre.

Jusqu’ici, il n’y a pas un réel débat, mais des menaces de guerre et de confrontation de civilisations. D’ailleurs la guerre n’est pas seulement une option, elle est une réalité au quotidien. La troisième affreuse, a lieu sur la terre d’islam depuis x, sous les intitulés fallacieux de guerre contre le terrorisme ou pour la démocratisation des sociétés. Voir pour la défense des droits de l’homme, la libération de la femme ou pour parer à la nucléarisation de régimes instables et menaçant pour la liberté. Tout en appuyant la dictature qui sert les intérêts de l’occident et fit des valeurs du monde civilisé.
Refuser la religion dans les domaines publics n’est pas le problème en soit, tant que la laïcité traduit ses belles valeurs de justice, d’égalité, de liberté dans la réalité. Mais le réel est tout autre.

Tel que je connais l’Islam, je trouve en lui la source de toutes les valeurs universelles. Il affirme qu’il n’y a aucune contrainte dans la religion. Il affirme que les hommes naissent libres et égaux. Il incite au pardon, mais il instruit un cœur vaillant pour combattre l’injustice.
Je sais que l’occident s’inquiète de son réveil. Je rassure que son retour a la maison n’est pas pour soumettre des consciences libres, ni pour exercer une quelconque domination pour asservir les autres. Bien au contraire, il revient chez lui pour la libération des hommes afin qu’ils exercent le libre choix de leurs allégeances. C’est la volonté de son émetteur et nul ne peut aller à l’encontre de la volonté de Dieu. Ni l’empire ni l’alliance ni les barbares de toutes les nations. Il ne revient pas non plus pour combattre la laïcité, dans la mesure où celle-ci prévoit légalement sa place dans le dialogue des mondes.

A mes yeux toute civilisation est un patrimoine universel et nous avons tous besoin les uns des autres. Ce n’est que dans ce sens que la paix devient possible.


Observant la réalité de ces défis, je constate combien je suis petit et je m’en veux de n’avoir pas étudié jour et nuit depuis l’enfance.

lundi 24 janvier 2011

Qui peut m’allouer un optimisme prospère ?


Depuis mon lointain exil, j’entends les cris du besoin de la femme sans droit ni tuteur. Je spécule sans avoir le pécule pour soigner cette douleur, mais je rêve de jouer un rôle de robin des bois. Cependant, cet imaginaire ne suffit pas au devoir que l’on a, les uns vis-à-vis des autres. Je fais ce que je peux en le disant à qui peut entendre. Débarrassé de la tyrannie, n’importe quel nouveau gouvernement peut mieux faire. Même une coalition provisoire doit se pencher sur la priorité des priorités. Distribuer le nécessaire de survie aux couches sans passé. Celui qui a l’autorité de la décision doit absolument allouer une aide d’urgence à celles et ceux qui sont aux abois. Maintenant avant demain pour que l’enfance du pays se remette à rêver du meilleur.
J’ai belle et bien conscience que le pays ne changera pas, du jour au lendemain, si nous ne changeons pas nous même. La révolution populaire nous a fixé le devoir, d’extirper définitivement de notre mémoire, toute disposition propre à un comportement despotique. Ne nous voilons pas les yeux, la dictature est née de notre composition psychologique et ses racines sont profondément ancrées dans la violence de notre histoire. Nous ne l’avons pas importée de la civilisation gréco-romaine. S’assoir dans la concordance, passe nécessairement par le courage d‘accepter nos propres différences. S’il nous est donné l’avantage de définir l’intérêt général, chacun saura fixer la limite de ses propres domaines.
J’ai également conscience que la révolution est une grâce redoutable car elle porte le glaive de la justice et celui-ci est à double tranchants. Nous ne pouvons exiger de la nation de prohiber ce qu’on s’accorde par complaisance. Nous avons besoin de nourrir une culture de compassion. Les grands changements semblent plus aisés que les petits, dit-on. Et les demi-mesures ne sont pas le panache de la révolution. Nous investissons donc la chance de remettre en question, ce qui doit l’être, devant l’observatoire de la révolution, en tant que tribune, pour l’examen de la conscience.
On ne coulera pas le commerce des riches en octroyant aux pauvres les moyens d’acheter. On ne soustrait rien de sa propre liberté on reconnaissant la pleine mesure de celle d’autrui. Nous n’avons pas d’excuse pour embrasser la force de la vie en nous préservant de toute offense et pour que nos rêves ne soient pas hantés par quelques injustices, apprenons à pardonner.
Je menais déjà une vie de solitude au lieu de songer me faire une place dans le monde. La boue d’une guerre clandestine m’avait volé des heures précieuses de ma vie. Et ce n’est pas hors du monde que l’on participe du processus politique collectif pour le rendre meilleur. Mais je ne semble pas être de ce monde et il n’y a pas un autre ou tout peut s’arranger, si l’on ne change pas celui-ci. Voila l’objet dialectique qui m’est fixé.
J’ai une telle humanité qui pleure.
Je voudrai bien retourner à la montagne qui contemple nos déserts. Je voudrai bien enseigner le sens de la liberté dans un monastère. Mais, entre moi et cette félicité, il y a une junte de scorpions et de vipères. Je reprendrai bien des études pour apprendre comment me taire. Si seulement j’avais un guide pour savoir bien faire…